Zemmour « progresse auprès d’un électorat Fillon », souligne un sondeur

électorat Fillon

Selon Jean-Daniel Lévy, directeur délégué de l’institut Harris Interactive, l’électorat d’Éric Zemmour a beaucoup évolué ces derniers jours.

Le polémiste Éric Zemmour représente-t-il une véritable menace en cas de candidature à l’élection présidentielle ou s’agit-il simplement d’un phénomène médiatique ? « Personne ne parle de Zemmour », assurait le maire de Soissons, Alain Cremont, mais sa notoriété en France reste tout de même importante. 

« Aujourd’hui, il n’est pas considéré comme ayant la carrure pour être le futur président de la République », explique Jean-Daniel Lévy, directeur délégué de l’institut Harris Interactive, invité sur RTL. Mais, « il est connu, il est identifié par les Français et le fait qu’il soit présent comme polémiste mais également comme quelqu’un féru d’histoire et présent dans les médias depuis de nombreuses années. Cela fait que la notoriété d’Éric Zemmour est relativement importante en France », soulève-t-il.

Cette notoriété, en hausse ces derniers mois, a notamment fait évoluer son électorat. « Au début de la campagne électorale, quand on a commencé à sonder Éric Zemmour, il était à 5% et avait un électorat très proche de celui de Marine Le Pen« , se rappelle Jean-Daniel Lévy.

« Depuis quelques semaines, il y a une progression. (…) Il a commencé à élargir son spectre et depuis quelques jours il progresse notamment auprès d’un électorat qui a voté François Fillon à la dernière élection présidentielle. Et donc tendanciellement il pourrait attirer des électeurs qui souhaiteraient voter pour le candidat soutenu par Les Républicains ».