Les profs avec Zemmour : cinquante enseignants prêts à le “porter jusqu’à la victoire“

Dans une tribune du Figaro, des professeurs appellent à soutenir Eric Zemmour en cas de candidature à l’élection présidentielle de 2022.

A la veille de l’hommage national à Samuel Paty, y aurait-il un frémissement « zemmourien » au sein de l’Education nationale ? C’est le cas pour certains enseignants. Ce vendredi 15 octobre, cinquante professeurs ont signé et rédigé une tribune dans Le Figaro pour apporter leur soutien à Eric Zemmour.

Ils ont lancé un site Internet www.lesprofsaveczemmour.fr. Leur but : « Porter (l’éditorialiste) jusqu’à la victoire ». Celui qui n’a pas encore officiellement annoncé sa candidature à la présidentielle serait en effet le seul à ne « pas renoncer à la grandeur intellectuelle de la France ». Les fonctionnaires ont assuré dans leur tribune porter « le projet d’une école de l’excellence pour tous, en fonction des capacités et de la singularité de chacun ». Et Eric Zemmour serait donc le plus à même pour rétablir la véritable école de la République. Ces vingt dernières années, l’auteur de « La France n’a pas dit son dernier mot » n’a en effet cessé « de dénoncer publiquement » ce qu’ils dénoncent à ce jour et il semble « être le seul ayant la capacité et la volonté d’incarner cette politique et de la mettre en œuvre ».

Le wokisme et la cancel culture dans le viseur

Dans un second temps, les signataires ont pointé le fait que l’école républicaine ne serait qu’une « école de la relégation sociale », mais aussi « du renoncement à la transmission et de l’idéologie post-républicaine », d’un « mélange de catéchisme victimaire et de propagande progressiste ». Avant de lâcher : « En attendant que la vague woke et sa cancel culture, venue d’outre-Atlantique avec ses bâillons et ses autodafés virtuels, emporte ce qui reste… »

Samuel Paty, « fidèle » à l’esprit des Lumières

Ils ont évidemment rendu hommage à leur confrère, Samuel Paty. Cela fera un an, samedi 16 octobre, que l’enseignant est décédé après avoir été décapité par un terroriste à Conflans-Sainte-Honorine pour avoir osé montrer des caricatures de Mahomet à ses élèves. « Lui était resté fidèle à cet esprit des Lumières qu’on s’empresse sans cesse d’invoquer », dénonçant au passage « l’obscurantisme islamique qui interdit à une partie de nos élèves de s’assimiler à notre communauté nationale et à notre imaginaire républicain ».

Ils ont par ailleurs déploré le « délitement du cadre scolaire et l’explosion de la violence » de plus en plus présents dans les établissements. N’hésitant pas à rappeler qu’une « atmosphère studieuse et apaisée est la condition sine qua non de la réussite de nos élèves, en particulier des plus faibles ». Les cinquante fonctionnaires ont enfin plaidé pour le « rétablissement de l’exigence et de l’autorité » à l’école : « Aucun élève doué ou méritant ne doit plus craindre de s’engager dans la voie qui lui convient ».

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