Éric Zemmour mettrait fin au passe sanitaire s’il était élu président

Le presque-candidat estime que la gestion de l’épidémie «n’est pas un sujet prioritaire» et souhaite limiter la dose de rappel aux plus de 65 ans.

«Si j’étais président, la dose de rappel, c’est uniquement pour les gens de plus de 65 ans». Dans une interview à Franceinfo ce lundi matin, le presque-candidat Éric Zemmour exprime son opposition à la gestion de crise sanitaire par l’exécutif. Selon lui, la prolongation éventuelle du passe sanitaire jusqu’au mois de juillet est un choix «excessif», dont il ne «voit pas l’intérêt». S’il accède à l’Élysée au mois de mai 2022, Éric Zemmour annonce qu’il supprimera ce dispositif. À découvrir

L’essayiste précise également que, pour lui, l’épidémie «n’est pas un sujet prioritaire». Ce serait selon lui, «une habileté tactique d’Emmanuel Macron, de la gauche et des médias que de vouloir en reparler et de vouloir remettre cette question sur le tapis, pour pouvoir changer de sujet». Car depuis qu’il est «entré dans l’arène» il y a quelques mois avec la publication de son livre La France n’a pas dit son dernier mot, et sans être officiellement candidat, Éric Zemmour estime que, «au grand dam d’Emmanuel Macron, de la gauche et des médias, on ne parle que d’immigration», un sujet selon lui «majeur».

Le non-candidat estime que «le covid permet de changer médiatiquement d’agenda», ce qui avantagerait le président de la République. Selon lui, ce sujet ne devrait pas être aussi important dans le débat public. Avec l’épidémie qui se réinvite à l’agenda de l’exécutif, et le président confronté lui-même à la question des gestes barrières lors de ses déplacements, l’épidémie fait bel et bien son retour dans le débat, en s’invitant dans la campagne présidentielle.