Bibliographie

Quand l'auteur du Dictionnaire de la réforme arrive à Matignon en mars 1993, il est l'homme du changement.  Edouard Balladur a en effet confisqué à la gauche l'idée de la réforme pour la faire sienne ; il doit appliquer maintenant son programme. Les reculades, les rebuffades, la timidité au service de la réforme, voilà le sujet d'Eric Zemmour. De la loi Falloux au C.I.P, du plan social d'Air France à la privatisation avortée de France Telecom, de l'immigration à la politique de la ville, les écueils ne manquent pas.  Portraits de l'entourage balladurien, précisions sur l'héritage pompidolien, anecdotes, analyse des blocages du système. 

Juges d'instruction à Paris, Rennes ou Lyon, ils n'hésitent pas à affronter les grands de ce monde, à mettre en prison des patrons d'entreprise publique, des ministres ou des maires. Il n'y a pas un jour où la presse ne les cite. Des Affaires aux simples affaires de corruption , le juge saute vite le pas. On a même vu un préfet de 80 ans mis en examen parce qu'il n'avait pas prévu, en 1965, les inondations de Vaison-La-Romaine ! Eric Zemmour a entrepris une enquête fondée sur l'idée que les juges nous préparent un avenir où la démocratie sera remplacée par l'éthique et le suffrage universel par le droit.  

On a dit beaucoup de choses sur le lent déclin de la droite française.  Prise entre confusion des idées et lenteur des actes, déchirée jusqu'au sang entre querelles claniques et affaires judiciaires, la droite ne sait plus comment sortir de l'impasse.  Mais le mal ne vient-il pas de plus loin ? La démonstration d'Eric Zemmour est simple : c'est le gaullisme qu'on a assassiné. Les coupables se trouvent-ils à gauche ?  Non, à droite. La droite gouverne au centre et s'allie à la gauche, laissant au Front National le privilège d'incarner la nation, le seul bien des pauvres", selon la formule de Jaurès.  

Longtemps on s'est borné à divertir le public avec les histoires d'amours de « stars »  en général consentantes.  Puis on s'est passé de leur consentement.   Puis la curiosité s'est tournée vers les hommes politiques. questions  légitimes, liées à la conduite de l'État ou aux scandales financiers, on  est passé à d'autres : quels amis ont-ils , quelles maîtresses ou quels  amants? Après quoi on a mis en cause les journalistes, soupçonnés de  s'entendre avec les puissants sur ce qu'ils diront, ou tairont.  Dans ce  livre bref et cinglant, conçu comme un récit de politique-fiction, deux  journalistes réagissent à une dérive qui, avec les meilleures intentions du monde (pas toujours), nous mène insensiblement vers une  société terrifiante  où chacun sera étiqueté, catalogué, repéré. 

Cent fois, il a pensé s'arrêter, cent fois, il a continué. Cent fois, il a trouvé les autres meilleurs que lui ; cent fois, il les a abattus. Toute sa vie il a fait de la politique comme on va au boulot, chaque matin, sans se prendre pour le maître du monde.  Il n'a jamais cru au grand soir, jamais cru que la politique changerait le monde.  On lui reproche d'avoir mélangé caisse publique et caisse privée. Mais a-t-il eu une vie privée ? Il veut être protégé, respecté, considéré.  Il ignore superbement l'avertissement du général de Gaulle : "L'aventure individuelle est une passion enfantine." Il s'en moque.

Après des décennies de féminisme forcené, que reste-t-il de l'homme ? Il n'a pas disparu, non, il s'est métamorphosé. En femme. L'homme d'aujourd'hui s'épile et pouponne. Il est fidèle, sentimental, consommateur. Oublié, le macho viril, honni le Casanova à la mâle séduction, le " premier sexe " n'existe plus que de nom. Comment cela est-il arrivé ? Dépoussiérant les vieux débats, pointant du doigt les faiblesses de notre société, Éric Zemmour démontre que les hommes ont une place à reconquérir.

« Si vous n’êtes romain, soyez digne de l’être. » Pendant  quinze siècles, ce vers de Corneille a porté l’ambition française : être  reconnue comme l’héritière de Rome, de son Etat, de sa langue, de sa  manière unique d’assimiler les étrangers – à la fois hautaine et  égalitaire – et même de sa façon d’imposer la paix en Europe. Dans son style à la fois documenté, précis et paradoxal, Eric Zemmour raconte cette obsession autour de laquelle s’est tissé notre roman historique national. Sauf qu’aujourd’hui la mécanique impériale est cassée. Comme si nous vivions déjà à l’heure de la chute de l’Empire, submergés par de nouveaux barbares. 


C'est toujours sans contrainte ni tabou qu'Éric Zemmour nous livre son point de vue, en combat perpétuel contre tous les conformismes. Il réagit sur l'actualité, qu'il s'efforce de mettre en perspective pour nous donner de nouvelles clés de compréhension de notre époque et de ses mœurs.C'est l'essentiel de ses chroniques de RTL que nous vous proposons ici. On y retrouve avec plaisir l'acuité, souvent féroce, toujours lucide, de ses analyses et de ses portraits. Un Éric Zemmour plus en verve que jamais !

"A quoi sert le grand cirque présidentiel ? Ce choc des ambitions, des ego, des vanités, des promesses, des surenchères, des rêves ? Ces masques plus brillants les uns que les autres ? Plus menteurs les uns que les autres ? J'ai tenu, chaque matin, le journal de bord d'une année surprenante, inquiétante, mirobolante. De mon poste d'observation privilégié, j'ai vu brûler les bûchers des vaniteux, comme au temps de Philippe le Bel, le petit peuple de Paris, sidéré et vaguement inquiet, regarda brûler celui des Templiers. J'y ai même glissé ma petite allumette. Ni vu ni connu. Pas pu m'empêcher. Un réflexe, une mauvaise habitude".

Les années se suivaient et se ressemblaient. Crise, chômage, déficit, compétitivité, croissance, dette, déclin, sondage, mobilisation, participation, conviction, trahison, immigration, intégration, racaille, drogue, terrorisme, burqa, mosquées, Israéliens et Palestiniens, islamistes et libéraux, corruption et révolution, miséreux et nababs, chanteurs et princesses. Toujours la même histoire folle, pleine de bruit et de fureur, contée par un idiot. Mais l'idiot, c'est moi. Le retour des chroniques quotidiennes d'Eric Zemmour, véritable journal de bord de l'actualité : tous les sujets sont passés à la moulinette !

La France avait pris l'habitude depuis le XVIIe siècle et,  plus encore, depuis la Révolution française, d'imposer ses idées, ses  foucades mêmes, sa vision du monde et sa langue, à un univers pâmé devant tant de merveilles. Non seulement elle n'y parvient plus, mais elle se voit contrainte d'ingurgiter des valeurs et des mœurs aux  antipodes de ce qu'elle a édifié au fil des siècles. Nos élites  politiques, économiques, administratives, médiatiques, intellectuelles,  artistiques, héritières de mai 68, s'en félicitent. Elles somment la France de s'adapter aux nouvelles valeurs. Elles crachent sur sa tombe  et piétinent son cadavre fumant. 

Le quinquennat de  François Hollande a glissé dans le sang. Avec une tache rouge vif indélébile. Les attentats contre Charlie, l'Hyper Cacher de Vincennes, et la tuerie du Bataclan annoncent le début d'une guerre civile française, voire européenne, et le grand défi lancé par l'Islam à la civilisation européenne sur sa propre terre d'élection.


Il ne faut pas se leurrer. Le travail de déconstruction opéré depuis   quarante ans n'a laissé que des ruines. Il n'y a pas d'origine de la   France, puisque la France n'existe pas, puisqu'il n'y a plus d'origine à   rien.  On veut défaire par l'histoire ce qui a été fait par   l'Histoire : la France. L'Histoire est désormais détournée, occultée,   ignorée, néantisée. L'Histoire de France est interdite. On préfère nous   raconter l'histoire des Français ou l'histoire du monde. Tout sauf   l'Histoire de France. Mais cette Histoire se poursuit malgré tout et   malgré tous. Elle a des racines trop profondes pour être arrachées. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. L'Histoire se venge.